Fluoration
de l’eau: la santé publique trompe le public
18
septembre 2009
Par cet article,
nous voulons répondre à la lettre
signée par le Dr. John Carnie (Dentiste en chef du Département
des services sociaux de Victoria) et ses collègues. Les
vingt signataires comptent parmi les quelque 2600
professionnels du monde entier qui demandent l’abolition de
la fluoration ( www.FluorideAlert.org ).
Dans la
lettre du Dr. Carnie, nous retrouvons quelques-unes des
tactiques très familières des promoteurs de la fluoration.
Au lieu d’appuyer leurs arguments par des données
scientifiques probantes, les auteurs se limitent à dresser la
liste des organisations qui endossent la fluoration et se
contentent de présenter des révisions “diluées” menées
par des organisations qui, tristement, ne font que répéter
la ligne officielle du gouvernement.
Pour le Dr. Carnie, “consulter” une communauté consiste
à envoyer par courrier un dépliant publicitaire recto. Son
agence trouve qu’il est plus facile de répondre à ses
propres questions qu’à celles de ses adversaires. Voici
huit questions pour le Dr.
Carnie, nous le mettons au défi d’y répondre:
1) Pourquoi la concentration de fluorure est-elle si basse
dans le lait maternel (0.004 ppm)?
2) Pourquoi
le Dr. Carnie ne se
préoccupe-t-il pas du fait que, dans les régions fluorées,
les bébés nourris au biberon ingèrent 250 fois plus de
fluorure que ce que dicte la nature?
3) Pourquoi le Dr. Carnie ignore-t-il la recommandation de
l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui précise
qu’avant de fluorer l’eau il faut estimer la dose totale
de fluorure ingérée par les enfants (dose déjà atteinte)?
4) Comment le Dr. Carnie peut-il affirmer que la fluoration
est “sécuritaire et efficace”, alors qu’aucun essai clinique
aléatoire n’a jamais été effectué dans le but de démontrer
que l’ingestion de fluorure serait sûre (ou efficace)?
5) Comment le Dr. Carnie peut-il affirmer que personne n’a
jamais été affecté par la fluoration, alors qu’aucune étude
sanitaire n’a été vraisemblablement menée dans les
collectivités australiennes fluorées?
6) Pourquoi, après 18 ans, n’a-t-on pas encore répondu aux
recommandations du NHMRC formulées en 1991 et qui stipulent
que: a) il faut exercer une surveillance constante des niveaux
de fluorure osseux; et b) il faut examiner scientifiquement
les plaintes de ceux qui affirment être hypersensibles au
fluorure?
7) Comment le Dr. Carnie explique-t-il que, selon les données
de l’OMS, il n’y a vraisemblablement aucune différence
dans le taux de carie chez les enfants de 12 ans, dans tous
les pays développés, fluorés ou non ? (voir: http://www.FluorideAlert.org/who-dmft.htm
)?
8) Pourquoi le Dr. Carnie perpétue-t-il la confusion entre la
concentration et la dose de fluorure (deux
notions pourtant élémentaires)? Il est vrai que les
ingénieurs peuvent contrôler la concentration du
fluorure injecté dans l’eau potable, mais personne ne peut
contrôler la dose qu’une personne ingère
quotidiennement, car la dose dépend de la quantité d’eau
consommée et de la quantité cumulée de fluorure à partir
de toutes les autres sources.
Nous constatons que le Dr. Carnie exploite cette confusion
lorsqu’il affirme que les études sur l’intelligence menées
en Chine concernent “l’exposition des enfants dans les
‘zones fortement fluorées’ où les concentrations de
fluorure sont considérablement plus élevées qu’en
Australie.” Cela est une erreur.
Dans l’une des 23 études publiées sur cette
question (voir http://www.FluorideAlert.org/brain
) les auteurs ont trouvé une différence de 5 à 10 point de
QI (Quotient Intellectuel) entre les enfant vivants dans un
village où l’eau de puits a une concentration inférieure à
0.7 ppm et un autre village où la concentration se situe entre 2.5
et 4.5 ppm. Les auteurs estiment que le QI pourrait commencer
à décroître à 1.9 ppm. Un enfant buvant deux litres
d’eau à 1 ppm ingère une dose de fluorure supérieure à
cet enfant buvant un litre d’eau à 1.9 ppm.
Il est donc grotesque de dire que cette étude ne peut
s’appliquer à l’Australie. La vérité est qu'il n’y aucune marge
sécuritaire sensée qui protège les enfants australiens
d’une ingestion excessive.
Non seulement les enfants buvant de l’eau fluorée
encourent un risque, mais les patients adultes de M. Robertson
(un praticien de la santé signataire de cet article) ont fait
l’expérience des effets toxiques du fluorure. De tels
effets ont aussi été rapportés à Melbourne au début de la
fluoration il y a plus de trente ans et ont également été
documentés dans plusieurs pays fluorés (voir le livre Fluoride
Fatigue dont l’auteur, M. Spittle, est également
signataire). Les effets secondaires de l’eau fluorée ont
également été rapportés chez les habitants de Geelong où
la fluoration de l’eau a débuté il y a peu. Le Dr. Carnie
a été dûment informé de la situation, mais n’a
absolument rien fait.
En 2006, le Conseil national de la recherche scientifique des
États-Unis (US NRC) a publié une révision de la littérature
scientifique de plus de 507 pages, intitulée Fluoride in
Drinking Water: A Review of EPA’s Standards. Les auteurs
de ce rapport, incluant trois des signataires de cet article,
en ont conclu que l’exposition au fluorure est associée à
des dommages aux dents, aux os, au cerveau et au système endocrinien
ainsi que le cancer des os.
Le panel du NRC a recommandé d’abaisser la limite américaine
actuelle de concentration de fluorure dans l’eau potable de
4 ppm. Or, même après 3 ans,
l’EPA (Agence de protection environnementale des É.-U.)
n’a rien fait à ce sujet. L’ancien
expert de l’EPA en évaluation du risque, le Dr. Robert
Carton, a pourtant précisé qu’il n’y a pas de marge sécuritaire
adéquate entre les doses excessives néfastes rapportées par
le NRC et la dose actuelle ingérée dans les villes fluorées
(Carton, 2006).
Les auteurs du NHMRC (2007) tentent eux aussi de tirer
avantage de la “confusion entre concentration et dose”
lorsqu’ils rejettent en une seule phrase et de façon cavalière
les conclusions du NRC:
“Le rapport du NAS se réfère aux effets nocifs du fluorure
à des doses de 2 à 4 mg/L. Le lecteur est avisé qu’en
Australie, la concentration varie entre 0.6 et 1.1 mg/L.”
L’affirmation selon laquelle le constat de la révision
du NRC n’aurait aucun rapport avec la situation en Australie
est irresponsable. Le panel du NRC a fourni une analyse
limpide de l’exposition, qui démontre que certaines gens
vivant dans les zones fluorées (concentrations identiques aux
doses australiennes) sont à risque d’ingérer une dose supérieure
à la dose nocive de référence de l’EPA (reference
dose for injury - RfD) de 0.06 mg/kg de poids corporel par
jour. S’exposent à ce risque, entre autres, les bébés
nourris au biberon. Ainsi, un
enfant de 4 kg ingérant 1 litre d’eau fluorée du robinet
ou de lait maternisé, s’expose à une dose de 0.25
mg/kg/jour. C’est une dose au moins quatre fois supérieure
à la dose nocive de référence de l’EPA pour le
fluorure.
Le Dr. Carnie erre lorsqu’il soutient que
l’avis de l’ADA (Association dentaire américaine),
mettant en garde les parents d’éviter l’eau fluorée dans
les préparations pour nourrissons, ne concerne que l’eau
naturellement et fortement fluorée. L’avis de l’ADA se
lit comme suit:
“Les parent ou soignants qui veulent utiliser un produit
devant être reconstitué, devraient songer à utiliser de
l’eau sans fluorure ou à faible concentration
de fluorure.” (les caractères gras sont de nous) (Voir: http://www.fluoridealert.org/scher/ada.egram-2006.pdf)
Pour une raison que nous nous expliquons mal, le Dr. Carnie et
autres promoteurs de la fluoration semblent être plus intéressés
à protéger cette mesure dépassée (la fluoration) qu’à
protéger la santé des citoyens australiens. Lui et
ses collègues ne parviennent à s’en tirer que grâce à
l’autorité et au prestige de leurs organisations
respectives. Cependant, une opinion
dénuée de fondement scientifique ne peut être considérée
sérieusement, peu importe le “rayonnement” ou
“l’importance” attribuée à une organisation
quelconque.
Notre souhait est que les citoyens de Mildura et de toute l’Australie
auront la force de questionner le Dr. Carnie et les autres
promoteurs de la fluoration. Dans ce cas, ils seront forcés
de justifier la fluoration sur le plan scientifique, ou de
l’abandonner sans délai.
Entre temps, nous sommes stupéfaits de constater que le Dr.
Carnie est prêt à imposer la fluoration à toute la
population et sans donner aux citoyens la possibilité de
voter. Cela serait considéré inacceptable même si
ceux-ci avaient présenté des données scientifiques
probantes démontrant que la fluoration est sûre et efficace.
N’ayant
fait ni l'un ni l’autre, leur niveau d’arrogance est inouï.
Signé,
James S. Beck, MD, PhD, biophysicien médical (retraité),
Calgary, Alberta, Canada
Albert W. Burgstahler, PhD, Co-auteur de Fluoridation
the Great Dilemma (1978)
Paul Connett, PhD, directeur de FAN (Fluoride
Action Network), Canton, NY, É.-U.
Doug Everingham, MD, ancien ministre australien de la
santé (1972-1975), Brisbane
Andrew Harms, BDS, ancien président de l’Association
dentaire australienne (division SA), Adelaide
J. William Hirzy, PhD, ancien scientifique de l’EPA (US
Environmental Protection Agency), Washington, DC, USA
Professor C V Howard, MB, ChB, PhD, FRCPath, ancien président
de la Société internationale des Médecins pour
l’environnement (ISDE), Coleraine, Irlande du Nord
Robert Isaacson, PhD, membre du panel du Conseil
national de la recherche scientifique des États-Unis (NRC,
2006), Binghamton, NY, USA
David Kennedy, DDS, ancien président de l’Académie
internationale de médecine orale et de toxicologie (IAOMT),
San Diego, CA, USA
Hardy Limeback, DDS, PhD, ancien président de l’Association
canadienne de recherche dentaire et membre du panel du
Conseil national de la recherche scientifique des États-Unis,
Toronto, Canada
David McRae BSc, coordonateur, Barwon Freedom
from Fluoridation (BAFF), Geelong, Victoria
H. S. Micklem, D. Phil, immunologiste (retraité), Edinburgh,
Écosse
Bill Osmunson DDS, MPH, dentiste, Aesthetic Dentistry
of Bellevue, WA, USA
Gilles Parent, ND.A, co-auteur de La fluoration:
autopsie d'une erreur scientifique (2005), St-Laurent,
Quebec, Canada
Philip Robertson, BHSc, ND, Carmoora Clinic, Geelong,
Victoria
John Ryan, MBBS, MSc, FRACGP, DCH, FAMAC, FACNEM, FICAN, Brisbane,
Queensland
Jean Ryan, BHSc, Brisbane, Queensland
Bruce Spittle, MB, ChB, DPM, FRANZCP, auteur de Fluoride
Fatigue (2008)
Daniel G. Stockin, MPH, agent principal des opérations,
Lillie Center, GA, USA
Kathleen M. Thiessen, PhD, membre du panel du Conseil
national de la recherche scientifique des États-Unis (NRC,
2006), Oak Ridge, TN, USA