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Scientific
American
Réflexion faite:
reconsidérer le fluorure
Vous
pouvez lire ici quelques extraits de l'article publié dans
l'édition de janvier 2008 du prestigieux magazine Scientific
American. De toute évidence, on peut en conclure qu'il
n'y a pas d'unanimité scientifique sur les bienfaits et la
sécurité de la fluoration de l'eau. Il n'y en a jamais eu.
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Scientific
American, 2008:
«L'attitude
des scientifiques vis-à-vis le fluorure pourrait commencer à
changer, et cela dans le pays où cette pratique a vu le jour.»
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RÉFLEXION
FAITE: Reconsidérer le fluorure
(Second
Thoughts about Fluoride)
par Dan Fagin.
Scientific American, janvier 2008, pages 74–81
(Article complet disponible
en ligne pour $4.95 US.)
INTRODUCTION
Longtemps
avant les débats passionnés sur la cigarette, le
DDT, l'amiante ou les trous dans la couche d'ozone,
la plupart des Américains n'avaient entendu parler
qu'un d'une seule controverse environnementale et
sanitaire: la fluoration. Durant les années 1950,
des centaines de communautés états-uniennes sont
aux prises avec des batailles sanitaires pour
déterminer si les fluorures --des composés ioniques
de l'élément chimique fluor-- devraient être
ajoutés aux systèmes de distribution d'eau potable.
D'un côté, une forte coalition de scientifiques du
gouvernement et de l'industrie affirment que l'ajout
de fluorure à l'eau potable protège les dents
contre la carie dentaire; d'autre part, des militants
soutiennent que les risques entourant la fluoration
n'ont pas été suffisamment étudiés et que cette
mesure équivaut à une médication forcée, et donc
à une violation des libertés civiles.
Éventuellement,
les tenants de la fluoration ont fini par avoir le
dessus, en partie parce qu'ils ridiculisaient leurs
adversaires. Par exemple, la John Birch
Society, une organisation de droite, répandait
l'idée que la fluoration était un complot
communiste destiné à empoisonner l'Amérique. De
nos jours, près de 60 pour cent de la population
des États-Unis boit une eau fluorée, ce qui inclut
les résidents de 46 des 50 plus grandes villes de
la nation. À l'extérieur des États-Unis, la
fluoration s'est répandue au Canada, au Royaume-Uni,
en Australie, en Nouvelle Zélande et dans quelques
rares autres pays. Règle générale, dans tous ces
pays, les critiques de la fluoration ont été
exclus et taxés d'empêcheurs de tourner en rond et
de fanatiques par la science conventionnelle et les
agences de santé publique (ailleurs cependant, la
fluoration est rare et controversée). Le Centre de
contrôle des maladies affirme même que la
fluoration de l'eau est l'une des dix plus
importantes réalisations du 20e siècle en santé
publique, avec les vaccins et la planification
familiale.
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CONCEPTS CLÉ
• Les chercheurs étudient maintenant plus
attentivement le fluorure
qui est ajouté le plus souvent aux systèmes
d'eau potable des
États-Unis. Certaines études récentes suggèrent
qu'une surdose de
fluorure peut entraîner des troubles des
dents,
des os, du cerveau et de la glande thyroïde.
• En 2006, un rapport
écrit par un comité du Conseil national de la
recherche scientifique des États-Unis (NRC)
donnait la
recommandation au gouvernement fédéral
d'abaisser la limite actuelle
de concentration de fluorure dans l'eau
potable, cela en raison des
risques pour la santé encourus par les enfants
et les adultes.
Page 75: En général, l'eau fluorée contient bien
moins de fluorure que la limite établie par l'EPA, mais la
situation est préoccupante parce qu'il y a tellement
d'incertitude sur la quantité totale de fluorure ingérée
à partir des aliments, breuvages et produits dentaires. De
plus, le panel du NRC
a signalé que le fluorure pourrait aussi déclencher
d'autres problèmes de santé, incluant le cancer des os,
des dommages au cerveau et à la glande thyroîde. Même si
ces effet ne sont pas encore totalement prouvés, le panel a
indiqué qu'il méritent d'être étudiés davantage.
Page 75: UNE BONNE CHOSE EN EXCÈS: Le fluorure
se retrouve déjà dans plusieurs aliments, breuvages et
produits dentaires. L'omniprésence de ce produit chimique
destiné à combattre la carie peut résulter en un apport
excessif, surtout chez les jeunes enfants.
Page 78: L'attitude des scientifiques vis-à-vis le
fluorure pourrait commencer à changer, et cela dans le pays
où cette pratique a vu le jour.
Page 79: Mais la fluorose de l'émail, excepté dans
les cas les plus sévères, n'a pas d'impact sur la santé
autre que sur l'estime de soi: les taches sur les dents sont
inesthétiques et permanentes (bien qu'il existe des
traitements esthétiques qui masquent le problème). La
question la plus importante consiste à savoir si le
fluorure altère autre chose que la biochimie de l'émail
des dents en formation. Selon Pamela DenBesten, chercheuse
de longue date sur la fluoration de l'école de dentisterie
de l'Université de la Californie à San Francisco: “Clairement,
nous pouvons voir que le fluorure affecte l'interaction des
protéines avec les tissus minéralisés. Alors, quel est
l'effet créé ailleurs, au niveau cellulaire? Le fluorure
est très réactif et doit être traité en conséquence.”
Page 80: Par ailleurs, les affrontements relatifs aux
effets neurologiques potentiels du fluorure ont été
intenses. Phyllis
Mullenix, de l'institut Forsyth de Boston, a mis le feu
au débat au début des années 1990 lorsqu'elle a rapporté
que des expériences avec des rats en laboratoire ont montré
que le fluorure de sodium affecte le comportement de ces
derniers et s'accumuler dans le cerveau. Elle a rapporté
qu'il existe un lien de causalité entre l'exposition prénatale
et l'hyperactivité chez les jeunes rats, particulièrement
chez les mâles, alors que l'exposition post-natale a
l'effet opposé, transformant les rats femelle en ce qui a
été décrit par la suite par Mullenix comme des “patates
de canapé”. Bien que sa recherche ait finalement été
publiée dans Neurotoxicology
and Teratology, elle a été attaquée par d'autres
scientifiques qui ont affirmé que sa méthodologie était
erronée et qu'elle avait utilisé des doses irréalistes et
trop élevées. D'un autre coté, diverses études
épidémiologiques ont été publiées en Chine. Ces
dernières montrent en lien entre une exposition élevée au
fluorure et la réduction de l'intelligence (QI). La
recherche a aussi suggéré un mécanisme plausible: la
formation de complexes d'aluminium-fluorure
—de petites molécules inorganiques qui imitent la
structure des phosphates et qui par conséquent influencent
l'activité des enzymes dans les cerveau. Il existe également
des données probantes indiquant que les silicofluorures
utilisés pour la fluoration de l'eau peuvent entraîner
l'accroissement de l'accumulation du plomb
dans le cerveau.
Page 80: Le comité du NRC
en a conclu que le fluorure peut subtilement altérer la
fonction endocrine, en particulier celui de la glande thyroïde—la
glande qui produit les hormones régulatrices de la
croissance et du métabolisme. Bien que les chercheurs
ignorent comment l'apport en fluorure puisse affecter la
thyroïde, les effets semblent être fortement influencés
par le régime alimentaire et la génétique. John Doull,
professeur émérite de pharmacologie et toxicologie au
centre médical de l'University du Kansas, ancien président
du comité du NRC, mentionne : “Les
changements au niveau de la glande thyroïde me préoccupent.
Certains aspects se doivent d'être étudiés.”
Pages 80-81: “Le
comité a trouvé qu'en ce qui concerne le fluorure, nous
avons gardé le status quo pendant des années—depuis bien
trop longtemps—et maintenant nous devons réexaminer la
question”
Doull ajoute: “Dans
la communauté scientifique, les individus ont tendance à
penser que cette question est réglée. Je veux dire, quand
le Directeur du service de santé publique des États-Unis
se prononce et affirme qu'il s'agit là de l'un des 10 plus
grands accomplissements du 20e siècle, la barre est placée
très haute. Mais quand nous avons examiné les études,
nous avons découvert que ces questions demeurent sans réponse
et que nous avons beaucoup moins d'information que requis.
Considérant toutes les années écoulées depuis le début
de la fluoration, je comprends maintenant pourquoi on
continue a contester cette mesure. Face à l'ignorance, la
controverse est omniprésente.”
Page 81: Entretemps, les opposants à la fluoration
on été enhardis par le rapport du NRC. “Ce
que le comité a fait est d'une importance extrême. C'est
la première fois qu'un panel véritablement équilibré
examine et soulève ces questions importantes.”
soutient Paul Connett, professeur de chimie à l'Université
St. Lawrence et directeur exécutif du réseau FAN, l'un des
groupes anti-fluoration les plus actifs sur la scène
internationale. “Je
suis tout à fait convaincu qu'il s'agit d'un point tournant
de la science, puisque désormais toutes les composantes
sont sur la table. Le fluorure est le médicament le plus répandu
aux Etats-Unis, et le temps est venu d'en parler.”
Page 80: UN RÉGIME
ALIMENTAIRE AU FLUORURE
L'apport actuel recommandé d'apport en fluorure—le niveau
qui maximise la protection contre la carie, mais qui
minimise les autres risques— est généralement considéré
être de 0.05 à 0.07 milligrammes par kilogramme (selon le
poids corporel). Le fait de consommer des aliments et des
boissons à forte teneur en fluorure peut mener à un apport
supérieur à l'apport recommandé. Ci-bas sont listées les
concentrations moyennes de fluorure (niveaux trace), en
parties par millions (ppm), dans les aliments et les
boissons, selon un test effectué au département de
dentisterie de l'université de l'Iowa.
*3.73 ppm* Thé noir
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2.34 ppm* Raisins
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2.02 ppm* VIn blanc
*1.09 ppm* Boisson au pommes
*0.91 ppm* Café
*0.71 ppm* Eau du robinet (moyenne américaine)
*0.61 ppm* Bouillon de poulet
*0.60 ppm* Coke Diet (moyenne américaine)
*0.48 ppm* Saucisse Hot dog
*0.46 ppm * Jus de pamplemousse
0.45* ppm* Bière
*0.45 ppm* Patate rousse au four
*0.35 ppm* Fromage Cheddar
*0.33 ppm* Tortillas à la farine
*0.32 ppm* Maïs crémeux (nourriture pour bébés)
*0.23 ppm* Crème glacée au chocolat
*0.13 ppm* Thé de camomille
*0.03 ppm* Lait (2%)
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